“Été” 2014, Romain s’encorde et relie les 212 sommets de plus de 3000m de la chaîne en 3 mois, en hommage à Patrick Berhault 10 ans après sa disparition dans une expédition similaire. Il s’agit d’une première nationale.


L’enchainement des 212 sommets de plus de 3000 mètres des Pyrénées


a été soutenu par la famille de Patrick Berhault, Umberto (Robert) Flematti, l’ONG internationale Mountain Wilderness et les sponsors suivants :



Romain remercie pour leur efficacité :
Ses parents pour leurs aides et leur soutien perpétuels,
Boris Lantenant, son camarade des hauteurs qui lui a permis de s’élancer vers une nouvelle aventure lourde de sens sans aller à l’autre bout du monde,
Edouard Eoche-Duval de la société Beal qui a été le premier véritable sponsor à lui faire confiance et qui lui fournit un matériel irréprochable ainsi que Didier Angelloz (Scarpa) pour son intégrité,
Julien Meulle qui a su penser à lui pour le mettre en relation concrète avec le milieu du sponsoring,
Viviane Artigalas qui a été la première personne politique à l’écouter pour l’intérêt public d’un territoire montagnard et non pas uniquement par intérêt propre ainsi que Marc Brüning pour son dynamisme,
Frédéric Nardin et Pierre Dollo pour le support de poids qu’ils ont mis à sa disposition,
Umberto Flematti qui lui apporte son expérience riche et détachée,
la famille de Patrick Berhault pour être les gens qu’ils sont,
Yannick Roques qui l’a aidé sans faille dans sa préparation physique, technique et psychique,
Yvan Brun qui dans cette histoire montagnarde a réussi l’essentiel, lui apporter le simple enchantement des cimes durant son enfance,
Et bien sûr tous les autres (équipe, amis, famille, clients…) qui constituent son entourage direct ou indirect mais qu’on ne peut citer ici sans remplir la page : sans aucun doute, ils se reconnaîtront.

ou le “Voyage sur les 212”
(La Trilogie Pyrénéenne volet 3, vers le haut)
 


« Cette aventure m’a permis de découvrir l’autre et de m’ouvrir de nouveaux horizons.
C’est avec une expérience bien différente de celle de la traversée de 2008 que j’ai abordé ce projet. Je le voulais complet : avec une histoire humaine, un défi, un suivi et un partage important, la valorisation d’un milieu… Lorsque je suis parti le 5 juin 2014, je sortais d’un entrainement physique, mental et technique quotidien depuis plusieurs années ; je ne suis pas parti sur un coup de tête, je mettais en pratique un véritable style de vie. Cette traversée a été compliqué physiquement car il fallait sans cesse s’adapter aux conditions hivernales de cet été très particulier, mais surtout très éprouvante psychologiquement. J’ai dû faire face à de nombreux désistements de compagnons de cordée, à une logistique a revoir sans cesse… Un vrai casse-tête ! L’aspect humain a été le centre de cette aventure. A partir de là, je possédais une expérience complète : un mental éprouvé et confirmé maintes fois depuis 2008 ; de véritables capacités physiques, découvertes pourtant tardivement pour un sportif ; et enfin, la gestion du social autant avant que pendant l’aventure.
A présent je sais me débrouiller dans des situations et sur des terrains très variés ; je me connais très bien ; je connais la beauté et les difficultés d’une aventure humaine ; je connais les Pyrénées presque comme ma poche ; j’ai fait mes preuves auprès de tous… Je suis dans mon camp de base, fin prêt pour de nouveaux horizons ! »


Le livre “Comment gravir 212 pics d’un coup ?” est en cours d’écriture…


l’album photo des 212 sur Facebook

NB : vous êtes sur la version mobile du site – le contenu est très restreint par rapport à ce que vous pourrez consulter sur un ordinateur.

Montagne


DOMAINE DES OURS ET DES SAGES
COMBIEN DE SOLITUDES ONT JETÉ L’ANCRE EN TES SOURCES
SAUVAGES EXULTANT
L’ÉTERNITÉ CHANGEANTE
DE TES VERSANTS
IMPASSIBLES SOMMETS
SOUVERAINS MONTAGNE
MANGEUSE D’HOMMES
INDOMPTABLE MAÎTRESSE
QUI OFFRE TES FLANCS À NOS RÊVES ON S’AGENOUILLE LÀ-HAUT DEPOSANT LARMES ET EGO REJOIGNANT ENFIN D’UN CŒUR LIBERÉ UN CIEL D’AMOUR ET DE PAIX


Coralie Berhault-Creuzet, pour Romain et ses compagnons

Le 6 juin 2014, le lendemain de la montée au refuge du Pinet, les 6 premiers 3000 mètres sont gravis avec David Marfaing et Pierre Drouilhet. Il s’agit des seuls sommets ariégeois dépassant cette altitude ; dès le lendemain, il faudra marcher plusieurs jours pour rallier le secteur suivant dans le massif des Encantats.

Le 25 juin, l’arête des Salenques est parcourue avec Pierre dans des conditions quasi-hivernales et un équipement estival. La journée est interminable, mais il faut bien ça pour ajouter quelques côtes supplémentaires. L’hiver ne fait pourtant que commencer dans le plus grand secteur de 3000m (Aneto-Maladeta, 46 sommets)…

Le lendemain des Salenques, il faut repartir pour 2 petits sommets, comme après chaque journée et quelques soient les difficultés… Plusieurs jours de mauvais temps s’ensuivront, comme tant d’attentes dans ce voyage…

Mi-juillet, Didier Angelloz, guide alpin et ancien compagnon de cordée de Patrick Berhault, arrive pour une dizaine de jours, et emmène avec lui le soleil ! Une cinquantaine de sommets seront gravis en une semaine.

Au départ de Didier, plusieurs jours d’une météo exécrable mettront un nouveau frein à la traversée.

Puis l’expédition reprend, quelques jours d’été permettront de boucler le grand secteur du luchonnais (44 sommets), celui du Bachimale et celui du Néouvielle.

Yannick, dit “le coach”, qui a beaucoup aidé Romain durant de longs mois de préparation, prend congé de la Bretagne pour rejoindre Romain une journée dans le massif du Néouvielle.

Après une pause salvatrice dans ce projet aux conditions remuantes, la traversée poursuit sa route dans le massif du mont Perdu et de Gavarnie : le soleil semble enfin s’installer durablement.

Christiane Bizeray, l’ancienne compagne de Patrick Berhault, abandonne quelques jours son Auvergne pour les Hautes-Pyrénées, et gravis un 3000m (le Taillon).

Le 31 août, Romain enchaine seul dans la journée la totalité des sommets du Vignemale, soit 16 côtes. Il n’aura fallu qu’une journée pour boucler ce secteur, le plus rapide ! À partir de là, il ne reste plus qu’un secteur et quelques jours sous le soleil…

Le 3 août, Didier Angelloz rejoint de nouveau Romain de bonne heure au refuge de Respumoso et ils filent gravir l’arête de Costerillou. Le 4 août, ils parcourent les crêtes des Frondellas et atteignent la 212ème et dernière cime (Frondella Occidentale)…

Le 5 août, Romain décolle du refuge de Respumoso une dernière fois accompagné de son père, son oncle Bernard et Didier. Ils gravissent le Balaïtous une seconde fois, et sont rejoints au fil du parcours par des amis, de la famille… et les caméras. Romain clôt définitivement le projet le soir, en arrivant directement chez lui en vélo (Bun).